EGLISE EDIFICES RELIGIEUX



EGLISE  DE LE FRASNOIS

(Béatrice Faivre)













Préambule       

Jusqu’en 1696, la commune ne possédant pas d’église et dépendant de la paroisse de Loulle, les villageois se rendaient aux Prés-Marion (clairière au-dessus du Vernois) et percevant le son des cloches de Loulle, suivaient les principaux moments liturgiques de la Messe.

HISTORIQUE – ETAPES DE LA CONSTRUCTION ET REMISE EN ETAT

11716 : don conséquent de Hugues Mouillard, habitant du Frasnois écrasé par son âne en allant suivre la messe aux Prés-Marion, au curé de Loulle en vue de la création d’une chapelle (identique à celle de Loulle) au Frasnois avec un cimetière. La dite chapelle fut érigée en cure avec Narlay pour desserte et la Fromagerie ;

11680 – 1690 : la première chapelle constitue la partie centrale de l’église actuelle ; le toit de l’église était fait de pierres plates, extraites d’une carrière au Raffourg ;
1720 – 1730 : construction du presbytère attenant à l’église ;
11762 : construction du clocher à toiture quadrangulaire, en héritage semble- t-il de l’empire autrichien, notamment de la maison des Habsbourg. 
1780 : don d’une cloche d’un poids de 250 kg, poids trop minime d’après le fondeur pour que le son soit audible d’assez loin) ;
1859 : Acquisition d’une seconde cloche (maisons trop éparses dans le village et hameaux éloignés de La Fromagerie et Narlay) de 775 kg reconnue à l’unanimité « belle, bonne et pas trop grosse».
1890 : décoration intérieure de l’église (nef et chœur surchargés de motifs au pochoir polychromes, statues de goût saint sulpicien)
1905 : étude de la réfection du clocher par M. Jules PELLETIER, architecte, à l’initiative du conseil municipal ; maire Herman FELIX
1907 : le remontage de l’horloge et la sonnerie de midi sont mis à prix par adjudication pour la somme annuelle de30 Fr ; l’adjudicataire sera tenu de graisser l’horloge avec de l’huile spéciale pour les rouages et de l’huile ordinaire pour la cloche !!!
   1925 :  abandon du presbytère. Le curé viendra de Bonlieu en auto : une Treffle puis une Mathis.
11953 : Électrification du système de carillons à l’initiative à l’initiative du conseil municipal ; maire Léon BLONDEAU.
  1955 : rénovation complète de l’Église : retour à la sobriété, murs crépis tons pierre, disparition des statues au goût douteux, nouvel autel en pierre de Molinges* disposé pour la liturgie face au peuple, vitraux du chœur représentant la Croix sur le monde. (Molinges* village du Haut-Jura)
1965 : appel à un artisan verrier, Jean Villemey de Doucier, pour remplacer les vitraux par des verrières aux couleurs éclatantes. Les matériaux utilisés sont en dalles de verre.
1981-1982 : restauration des 3 tableaux de l’Eglise
2016 : réfection à neuf de la charpente et tuiles du chœur de l’Eglise ; pose d’une porte sécurisée et d’une caméra à la sacristie. Réflexion sur la remise en état de la statue de St Claude.

LES VITRAUX

Grand vitrail à gauche du chœur
Grand vitrail à droite du Chœur
L’eucharisite
Sur le même côté droit que l’eucharistie, on devine la couronne du Christ d’où tombent des gouttes de sang (dalles rouges). C’est la réconciliation avec Dieu le Père, le pardon.
Côté gauche de l’église , au-dessus du baptistère (marbre du XIXe siècle), le vitrail évoque l’Esprit saint, stylisé sous forme de colombe d’où tombent des traits de feu sur les Apôtres. 
·        A la montée de l’escalier, voilà la rédemption du monde : la Terre avec la Croix du Christ en son centre, est comme une comète irrésistiblement attirée vers Dieu.
Quand le soleil traverse le grand vitrail du chœur et les deux petits du côté droit, toute l’Église baigne dans une lumière aux mille couleurs, éclairant merveilleusement l’édifice.
Les trois jets symbolisent l’incarnation du Christ et l’évangélisation du monde. La partie inférieure représente l’humanité ; s’y trouvent insérés la croix et 12 petits carreaux rouges, évocation des 12 apôtres.


’est la Parousie (retour du Christ à la fin des temps) ; la résurrection des martyrs se concrétise par des sortes de flammes rouges pointées vers le ciel, alors que dans le bas, les petits carreaux bleus et mauves représentent l’humanité dans sa diversité.




 Au centre, les trois lettres JHS (Jésus sauveur du monde). Les trois poissons font référence à l’Évangile.

RECOLEMENT DES OBJETS DE CULTE

M. Jean-François Ryon, conservateur des Antiquités et Objets d'Art du Jura, est venu le 12 août 2013 pour procéder au récolement des objets de l’église.
D'anciens vêtements sacerdotaux et des objets religieux en mauvais état seront inspectés plus tard ;
Des tableaux, des stations de chemin de croix et la statue de St Joseph avaient été descendus dans la salle paroissiale en 2000.
Sur le mur du fond du chœur de l’église, les trois tableaux sont toujours présents. Ils sont attribués, pour les deux latéraux, à un peintre d'origine napolitaine.    

La statue-reliquaire  de St Claude est du 18eme siècle ; elle est en bois peint polychrome

Ont également été remarquées les statues de la Vierge et de St Joseph, par Grappe, un sculpteur local


CIBOIRE, CALICE
















Ciboire au noeud orné de fruits et feuilles d'acanthe, au pied à frise de feuilles d'acanthe ajourée, argent et argent doré

Calice à décor de médaillons et réserves aux épis de blé et grappes de raisin, frises de perles, de feuilles ou de godrons, argent doré

LES TABLEAUX  


La tradition veut que cet ensemble soit une donation d’une famille aisée  de Chatelneuf (famille MOUILLARD).
Guérison ou Résurrection  par le Christ. Inspiré par l’école italienne du Maître Caravage. 
La résurrection de Lazare, huile sur toile
La Crucifixion, huile sur bois ; après restauration

Le retour de l'enfant prodigue



le Fils prodigue est l'une des paraboles les plus connues de Jésus de Nazareth, également appelée parabole du Fils perdu, ou de l’Enfant prodigue ; on lui préfère quelquefois le titre de Père prodigue, Fils retrouvé, ou parabole du Père et des deux fils...

Cette parabole est l'image du retour de la brebis égarée, et aussi de la repentance.L'histoire se trouve dans l'Évangile selon Luc 15:11–32 du Nouveau Testament, où elle est la troisième et dernière partie d'une trilogie, immédiatement précédée par les paraboles de la brebis égarée et de la femme à la drachme perdue. La parabole met en scène trois personnages : le père ; le fils aîné, qui suit les commandements de son père ; et le deuxième, le fils prodigue, qui lassé part à la découverte du monde. Après avoir dilapidé sa fortune, il se retrouve sous le joug d'un autre maître, plus dur, qu'il finit par abandonner pour retourner vers son père riche et doux. 

Celui-ci, heureux du retour de son fils, lui prépare une fête, ce que l'ainé ne comprend pas. La parabole se finit sur l'explication du père : « Il fallait festoyer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et il est vivant, il était perdu et il est retrouvé », remarque en parallèle avec la conclusion de la brebis égarée  : « Je vous le déclare, c'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel, pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance».



LES PRINCIPAUX ABBES DE LA PAROISSE DU FRASNOIS DE 1860 A 1918




Abbé Jean-Pierre AMES, né en 1652 ; premier curé de la paroisse de 1680 à 1730

Décédé en 1738 ; Repose dans l’église du Frasnois avec, à ses côtés, son frère François, curé à SUPT Abbé Claude GRAPPE, né en 1656 ; curé de la paroisse de 1730 à 1741

Décédé en 1741 ; Repose dans l’église du Frasnois
Abbé François-Joseph MAITRE, né en 1718 ; curé de la paroisse de 1745 à 1794

Décédé en 1794

Abbé CARTAUX, né en 1760 ; curé de la paroisse de 1795 à 1813

Abbé Jean-François BLANCHARD, né en 1750 ; curé de la paroisse de 1814 à 1827

Abbé Gabriel GIBOZ, né en 1786 ; curé de la paroisse de 1828 à 1835
Décédé en 1836

Abbé Pierre-François CHEVASSINE, né en 1781 ; curé de la paroisse de 1835 à 1860

Abbé Joseph-Aimé BRIDE-ETIEVANT, né en 1813 ; curé de la paroisse de 1860 à 1862
Abbé Jean-Claude GROZ, né en 1827 ; curé de la paroisse de 1863 à 1865
Abbé Albert GROS, né en 1806 ; curé de la paroisse de 1865 à 1866
Décédé en 1866 ; Repose dans l’église du Frasnois

Abbé Jean-Placide GIRARDOT, né en 1808 ; curé de la paroisse de 1866 à 1871

Abbé Jean-François BLANCHARD 1750 -1836

 Abbé Placide-Alphonse LANCON, né en 1807 ; curé de la paroisse de 1871 à 1874              

Date décès inconnue

Abbé Joseph-Alix MOUTOTE, né en 1845 ; curé de la paroisse de 1874 à 1878

Abbé Léopold-Joseph VAUCHEZ, né en 1852 ; curé de la paroisse de 1879 à 1884
Date décès inconnue

Abbé Jean-Édouard ETIEVANT, né en 1822 ; curé de la paroisse de 1884 à 1888
Décédé en 1888

Abbé Émile-Arthur LOYE, né en 1859 ; curé de la paroisse de 1889 à 1904 ; 
Fondateur de l’institution privée de filles qui deviendra le Nid des Merles ;
Date décès inconnue

Abbé Émile LARCHER, né en 1871 ; curé de la paroisse de 1904 à 1918
Date décès inconnue

Les derniers curés de BONLIEU, administrateurs successifs du FRASNOIS ont été de 1919 à 1998 

les abbés PASSOT, LAMBLIN, DELAUTEL, GENTET (1911-2000),

MAILLET, BOURGEOIS ET PAUL GRESSET (de 1962 à 1998)


Le Père Paul Gresset (1924-2019)

Né à Courvières (Doubs) le 2 janvier 1924, le P. Paul Gresset a été ordonné prêtre le 29 juin 1956 en l’église de Mont-sous-Vaudrey.

D’abord nommé vicaire à Arbois, il est nommé l’année suivante vicaire économe des  paroisses de Bonlieu et du Frasnois.

En 1962, Mgr Flusin le nomme curé de Bonlieu.
En 1994, suite à « Paroisses 2000 », il devient curé de la paroisse nouvelle de Saint Bruno des
Lacs, laquelle regroupe les anciennes paroisses de Bonlieu, Denezières et Le Frasnois.
De 1998 à 2013, le P. Gresset prend sa retraite à Clairvaux.
En 2013, il gagne la maison de retraite de Vannoz. C’est là qu’il décède le 4 juillet 2019.
Le Pere Paul Gresset sera inhumé le 9 juillet à Denezières.

LES CLOCHES DE L’EGLISE



Petite cloche :

JE M’APPELLE FRANCOISE JEANNE AIMEE

J’AI EU POUR PARRAIN MONSIEUR ARISTIDE ROY-NALTAY
ET POUR MARRAINE MADAME AIME GRAPPE NEE MARIE-MARGUERITE BELOT, RESTAURATEURS
MONSIEUR HERMAN FELIX ETAIT MAIRE DU FRASNOIS
ET MONSIEUR L’ABBE F. LARCHER, CURE DE LA PAROISSE
DONNEE EN 1780 – REFONDUE EN 1906
FERDINAND FARNIER FONDEUR A ROBECOURT – VOSGES
(Poids : 400 Kg environ ; note do)




Grosse cloche :




MON NOM EST MARIE-REINE

J’AI ETE BENITE PAR Mr CHARLES AUTHIER, CURE DE CLAIRVAUX
J’AI EU POUR PARRAIN Mr PIERRE-FRANCOIS CHEVASSINE, CURE DU FRASNOIS
ET POUR MARRAINE Mme REINE ANDRE
Mrs CLAUDE AUCTIN MONNOYEUR, MAIRE
ET JOSEPH VICTORIN FELIX, ADJOINT
FRANCOIS HUMBERT FONDEUR A MORTEAU
– 1859 –

(Poids : 750 Kg environ ; note fa)








HORLOGE (mécanisme)



Réalisé ou  monté par Arsène Cretin de Morbier






LE COQ DU CLOCHER   

Le coq, symbole du reniement de Saint-Pierre, sert généralement de girouette.



PLAQUE COMMEMORATIVE  A L’ENTREE DE L’EGLISE
A LA MEMOIRE DES ENFANTS DE LA PAROISSE MORTS POUR LA FRANCE
En quittant l’édifice, on peut encore jeter un dernier regard vers ce bâtiment original avec la robustesse de ses murs, leur épaisseur, et surtout leur assise à même le sol,  la pierre, le rocher sans fondations, comment ne pas évoquer « Tu es Pierre, et, sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise, et les forces du mal ne pourront rien contre elle ». 

















LE CIMETIERE


Sans aucun doute, conformément aux coutumes, ce champ de repos, le bien nommé, solidement ancré au côté nord de l’Eglise, date de la  construction du sanctuaire.
Le 10 septembre 1861, le conseil municipal « considère que la clôture n’est pas dans un état convenable et qu’il est nécessaire de refaire le mur côté Nord et du couchant ».

La réfection est réalisée en 1863.o   Plus tard, M. PELLETIER*, architecte de la commune réalisa de nombreux travaux de protection au même mur. PELLETIER* cf monument aux morts, château d’eau et fontaines.

Dès 1902, Jules ETIEVANT s’engage à creuser les fosses pour 6 Fr et fabriquer les cercueils pour 6 Fr.

En 1906, le mur d’enceinte nécessite des réparations urgentes ; un montant de 800 Fr ayant été budgété, les travaux seront réalisés en 1907.
·        En 1910, c’est le mur du jardin du presbytère qui doit être reconstruit sur environ 30 m, à raison de10 Fr/m2 y compris la couverture de laves scellées à la chaux lourde.
Le 17 décembre 1925, le conseil décide d’étudier et d’appliquer un règlement d’organisation au cimetière.
En 1925 et 1930, le conseil vote 300 Fr annuels  pour le gardiennage de l’église et du cimetière pour une période de 3 ans.
En 1927, le régime des concessions est fixé ainsi
 Concessions temporaires :          15 Fr,
Concessions trentenaires :         50 Fr,
Concessions perpétuelles :         500 Fr.

Dès 1933, règlementation de l’entretien du cimetière

Chaque année, le cimetière sera nettoyé des herbes et branchages qui nuisent ; l’herbe sera enlevée 2 fois par an (fin mai et courant août suivant besoins). Les branchages seront enlevés une fois par an. Le prix annuel de l’entretien est fixé à 25 Fr ;
Creusage : l’entrepreneur creusera, dès que sonne le glas,  toutes les formes nécessaires et suivra le plan d’aménagement du cimentière qui lui sera fourni  par le maire.
Le prix : 39 Fr.  Ce marché, valable pour 3 ans, est signé par Gabriel MONNOYEUR
En 1936, le Conseil accepte en principe la proposition de contrat à passer avec l’administration des pompes funèbres de Champagnole pour la concession à cette administration du service des inhumations, conformément aux lois en vigueur.
Toutefois, la durée du contrat qui est proposée pour 10 ans devra être ramenée à 3 ans avec clause de tacite reconduction ;

CALVAIRES ET NOTRE DAME DU SACRE CŒUR

Quatre croix, 
 deux de pierre, deux de fer, jalonnent la route, côté gauche,  de  l’entrée du  village –après la maison de Roger et Juliette BLONDEAU, jusqu’au sommet du «Rochat».
Erigée en  1825, aussi  jolie que curieuse, la première se compose d’une grande assise cylindrique plate, d’un socle pyramidal fuyant, surmonté d’une remarquable croix de fer forgé, le sommet et les extrémités des bras se terminant par une gracieuse fleur de lys finement travaillée avec  dans son centre un « double cœur convexe » On peut lire cette inscription énigmatique :
Dieu recommande la charité
N D M D E  B  S E C
1825
Ave Maria !
Erigée en 1832, près de l’église, enchâssée dans le solide mur du cimetière, tout à l’ombre du vieux tilleul, et plus jeune que lui, s’élance la Croix de pierre, colonne funéraire perchée sur son haut piédestal. Côté route, on peut lire sertie dans la couronne d’épines, la phrase liturgique :
Salut ô Croix
Il faut pénétrer dans le champ du repos, pour en savoir davantage :
Ici reposent les corps

Erigée en reconnaissance du départ des Prussiens, à la croisée des chemins, face à la grande fontaine (à côté de la maison de Jean-Luc et Christiane FELIX), une croix en fer, toute simple, plantée dans solide bloc de pierre cubique ; rien de spécial ne la caractérise.

Juste avant la descente du Rochat, abritée sous de grands marronniers, sur un double socle cylindrique, défiant les ans comme les vents, se dresse, en forme de colonne fûtée, cette vieille croix que l’on date du XVème siècle (qui a d’ailleurs été restaurée) ; il s’agit d’un christ –peut être disproportionné- sculpté à même la pierre de la croix et faisant corps avec elle. Une véritable œuvre d’art que son emplacement tendrait à faire sous-estimer ; aucune précision à son sujet n’est connue.

Du Rochat  jusqu’à la Route de Chevrotaine, deux autres  calvaires :

C’est en suivant la petite route qui se faufile dans les feuillus et serpente jusqu’à Chevrotaine que, brusquement, au détour du chemin, sur la droite, bien dégagée, apparaît la dernière des croix : la « croix Jean Felain » dressée là, voici un quart de siècle, pour garder la forêt communale et sa gent animale et surtout rappeler aux Nemrods* que le devoir du dimanche chrétien l’emporte sur une sainte passion de la chasse.

Nemrod * : homme qui aime beaucoup la chasse ; chasseur très habile.

LA STATUE NOTRE DAME DU SACRE-CŒUR

L’éveil de la vie religieuse dans le village correspond au rattachement de la Comté à la couronne de France au 17ème siècle.

L’Oratoire de Saint Denis

 Dès 1778, il est édifié par la communauté de la Fromagerie et la domine.

 Au début des années 1930, le père LAMBIN, curé desservant Le Frasnois et la Fromagerie, envisage sa restauration qui a été permise essentiellement grâce  aux  dons des habitants de la Fromagerie et des  résidents  secondaires. À l'époque, une bénédiction avait été donnée.  

En 1988, l'oratoire est à nouveau restauré ;  l’opération est  confiée à Noël MINESI, artisan carreleur à  Bonlieu. 



















































































Décédé en 1836 ; Repose dans l’église du Frasnois








Décédé en 1860 ; Repose dans l’église du Frasnois











Décédé en 1871




































































































































Depuis 1960, on note que les familles ressentant une amélioration de leur niveau de vie, ont à cœur de donner à leurs défunts de très belles sépultures fleuries tout au long de l’année, et particulièrement à la Toussaint.





Fait par Francois Xavier Monnoyeur




1832


De François Xavier Monnoyeur
De son épouse
Et de son frère Vincent
Elevée par leurs héritiers
Qu’ils reposent en paix !



Au pied du  sentier rocailleux du Rochat, présence d’une croix monumentale  qui veillait  sur les quatre fermes d’alentour de l’époque (1875). Un bloc de granit massif supporte une haute croix en  fonte, de facture classique et bien proportionnée au Christ qu’elle soutient. Un texte en rappelle l’origine :
Croix jubilaire de 1875
Elevée par la famille ROY
De Narlay



En 1869, l’abbé du Frasnois, M. GIRARDOT, fait ériger à l’arrière du village une statue de la vierge appelée Notre Dame du Sacré Cœur.
Le style suplicien d’époque n’a pas de caractère esthétique mais les habitants et les estivants y vont régulièrement en procession et s’accordent à dire que la Vierge « garde » vraiment sa Paroisse, ainsi qu’il l’est écrit sur le socle du monument.
Le pauvre abbé eut une fin tragique. S’en revenant de Songeson par la forêt du Frasnois, il s’égara parmi les coupes de bois. Transi de froid et de congestion, il ne retrouve qu’au jour son chemin et mourut peu de temps après, des suites de cette nuit passée en forêt.
Il reste en souvenir de l’abbé le jardinet attenant à la statue de la Vierge qu’il avait créé et qui fut entretenu par des mains bénévoles pendant de nombreuses années. Ce lieu de prières a été complètement refait harmonieusement en 1987.