FAITS DIVERS crime accident avion



INCENDIE MAISON MAÎTRE  21 JANVIER 1900






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 Accident avion   30 avril 1955

Il proposa alors de donner le baptême de l'air à sa passagère, en allant survoler la maison du P.D.G. de
 la faïencerie située au village du Frasnois en bordure du lac de Narlay, à proximité de Saint-Laurent-en-Grandvaux, sachant que le « patron » y passait le week-end
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Crime au hameau de la fromagerie  LE FRASNOIS 2016


« On pense qu’elle a été abandonnée à cet endroit pour qu’on ne la retrouve pas aussi rapidement. Et sans l’intervention des bûcherons, il aurait pu passer des mois et des mois sans qu’on retrouve le corps ». Plus de 72 heures après la découverte du corps de la femme dans la forêt de Le Frasnois, non loin de la cascade du Hérisson , le mystère reste entier. Et le procureur de la République de Lons-le-Saunier, Jean-Luc Lénnon, lance un appel à témoins pour quiconque serait en mesure d’aider les enquêteurs à identifier la victime ou aurait aperçu quelque chose ou quelques mouvements autour de l’endroit de la découverte du corps.


« Il s’agit d’une femme âgée de 20 à 30 ans, de 1m66, pesant 50 kg, avec une chevelure longue et bouclée rousse teinte sur du châtain. Elle porte au poignet gauche un bracelet fin entrelacé, présente un trou de boucle d’oreille à l’oreille droite et trois trous à l’oreille gauche », précise Jean-Luc Lénnon.

L’appel en vidéo :

Pour cette affaire, le crime ne fait aucun doute : la malheureuse a reçu trois coups de couteau au flanc gauche. Elle présente aussi des blessures au niveau des cervicales et a été défigurée avant d’être abandonnée par son ou ses meurtriers dans la forêt. « Il n’y avait aucun vêtement, ni aucune trace de sang sur les lieux de la découverte du corps », rappelle le procureur de la République, qui estime que la femme « n’a pas été abandonnée là par hasard » : « il faut connaître les lieux, surtout qu’un corps de 50 kg à bras d’homme, ce n’est pas facile à transporter ». La RD 39 est également une route assez fréquentée en journée… Donc, quelqu’un a peut-être vu quelque chose…

Tuée entre le jeudi 8 et le dimanche 11 décembre

Selon les premières constatations du médecin légiste, la mort remontrait entre quatre et sept jours avant la découverte du corps, jeudi midi, par les bûcherons qui venaient abattre un arbre repéré quinze jours auparavant. Elle n’avait pas été enterrée, mais recouverte de feuilles pour en dissimuler la vue à d’éventuels promeneurs.

Bien sûr, les enquêteurs ont épluché les avis de disparition et des comparaisons avec une personne recherchée ont même été effectuées vendredi, mais le profil ADN ne correspond pas. « Il y a peut-être une famille qui ne s’est pas encore inquiétée de la disparition de la jeune femme, mais s’il s’agit d’une prostituée étrangère, l’identification sera plus difficile à obtenir », conclut le Procureur de la République, qui ajoute encore que « l’autopsie aura lieu lundi » et que les enquêteurs vont maintenant essayer de dresser un portrait robot de la victime.

L’enquête sur ce meurtre est conduite par les gendarmes de la Section de recherches de Besançon et les hommes de la Brigade de recherches de la compagnie de Lons-le-Saunier. Pour recueillir les témoignages, le Communauté de brigades de Lons-le-Saunier a ouvert un numéro vert :

Laurent Villette le progrès

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La macabre découverte a été faite en milieu de journée, ce jeudi 15 décembre, par des bûcherons. Quinze jours plus tôt, ils avaient repéré un arbre dans un endroit isolé au milieu des bois du Frasnois, à une cinquantaine de mètres de la départementale 39 qui relie le lieu-dit Ilay à Ménétrux-en-Joux, dans le périmètre des cascades du Hérisson.


Ils revenaient le couper, hier, lorsqu’ils ont remarqué quelque chose qui dépassait d’un amas de feuillage. Quelque chose qui ne se trouvait pas là deux semaines auparavant. Il s’agissait de la main de la victime. « Elle était dénudée, elle n’a pas été enterrée, seulement recouverte. Selon les premières constatations, elle aurait entre 20 et 25 ans », précise Jean-Luc Lennon, le procureur de la république du Jura. Les bûcherons ont immédiatement donné l’alerte. 

Très vite, les gendarmes de la compagnie de Lons, dirigés par leur commandant, le capitaine Thibaut Gourhand, ont convergé sur les lieux avec les techniciens en identification criminelle. Un hélicoptère de la gendarmerie a même survolé le site. « J’ai saisi conjointement la brigade de recherches de la compagnie de Lons et la section de recherches de Besançon », précise le procureur.

Les jours passent, sans apporter leur lot de réponses. Depuis la découverte du corps d’une jeune femme dénudée et décédée de mort violente dans les bois du Frasnois, à côté des cascades du Hérisson, jeudi par des bûcherons, on n’en sait pas beaucoup plus.

Les habitants, comme les enquêteurs (les investigations sont confiées à la Section de recherche de Besançon et à la Brigade de recherche de la gendarmerie de Lons-le-Saunier), sont dans l’expectative. Que s’est-il passé ? S’agit-il d’un crime « local » ou quelqu’un de passage a-t-il tenté de faire disparaître le corps dans le Jura ? Et surtout qui est cette inconnue, une jeune femme soignée dont personne n’a signalé la disparition ? Est-elle Française, étrangère

Le procureur de la République du tribunal de grande instance du Jura, Jean-Luc Lennon, attendait beaucoup de la journée de ce lundi 19 décembre : l’autopsie de la victime était diligentée dès le matin à Besançon. Si elle a précisé quelques éléments, elle n’a pas permis d’obtenir toutes les réponses escomptées.

 « L’autopsie ne permet malheureusement pas d’établir les circonstances exactes de la mort, explique le procureur. On peut néanmoins dire qu’environ 26 coups ont été portés à son flanc gauche et à ses cervicales avec un objet contondant ou pointu, qui pourrait être un couteau, un poinçon… Elle a également reçu de nombreux coups au visage, d’objets ou de pied ; l’ensemble de ses dents sont cassées, fracturées, elle est difficilement identifiable ». L’autopsie a également permis d’affiner son âge : elle aurait davantage 20 ans que 30. 

L’inconnue mesure 1,66 m pour 50 kg, Elle aurait les cheveux longs et châtain, teints en roux, porte un bracelet fin entouré trois fois à son poignet gauche et a les oreilles percées (un trou au lobe droit, trois au gauche).
L’enquête se poursuit. Des expertises complémentaires vont avoir lieu cette semaine. Le corps de la victime va être transféré ce mardi à l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), à Paris.


Delphine Givord  le progrès

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Meutre du Frasnois 
Le suspect renvoye devant les assises du Doubs 
Cet habitant du haut doubs nie toujours les faits

 Cet habitant du Haut-Doubs nie toujours les faits. Il sera jugé en 2020 ou 2021 et risque la prison à perpétuité.Un visage non-identifiable, « démoli » par de nombreux coups. Longtemps, le meurtre du Frasnois a été une impasse pour les enquêteurs.

Un an de travail aura été nécessaire pour mettre un nom et un visage sur ce corps dénudé, découvert caché sous des feuilles par des bûcherons le 15 décembre 2016 en contrebas de la route départementale 39, dans une forêt du Jura, près de la cascade du Hérisson. Il présentait 26 coups de couteau portés au niveau du flanc et des cervicales gauches mais aucun n’avait été mortel. Ils étaient destinés à faire souffrir. Le décès avait été causé par de multiples coups portés au visage le rendant méconnaissable. Desormais l'affaire est close. Le parquet de Besancon vient de renvoyer devant les assises du doubs un habitant dun haut doubs, age de 32 ans. le proces devrait avoir lieu en 2020 ou 2021.

C'est un echange fortuit entre policiers suisses du canton de VAUD et les gendarmes de la section de recherches de Besancon alors qu'ils cooperaient sur une autre affaire qui a permis de denouer cest affreux faits-divers.
Une large trace de sang et la catre d'identite d'une jeune roumaine Mihaela Miloiu, 18 ans, retopuves a sullens , pres de Lausane en Suisse ont permis aux enquêteurs de renouer avec le fil de l'enquête
après des appels à témoins infructueux et la diffusion d’un portrait-robot complété par une reconstitution du visage en 3D effectuée à l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN)

Personne n’avait signalé sa disparition survenue en novembre 2016 et l’ADN transmis à une vingtaine de pays européens pour être comparé à leurs fichiers n’avait pas permis de l’identifier.
Il nie toujours les faits 
le meurtre s’est produit en Suisse dans un contexte de prostitution. Alexandre, un frontalier qui travaillait à Lausanne a été confondu car il s’était fait poser des points de suture à une main à l’hôpital de Pontarlier la nuit de la disparition présumée de la jeune femme, le 29 novembre 2016. 

Lors de sa garde à vue, ce père de famille avait expliqué s’être blessé après avoir percuté un chevreuil qu’il aurait achevé à coups de poing. Mais son ADN a été également retrouvé au Frasnois sur le cadavre de la jeune femme.

Cet agent de sécurité, qui vit en concubinage, a reconnu avoir eu un rapport sexuel avec la jeune prostituée roumaine mais nie toujours les faits. Il met en cause deux hommes qui auraient agressé la prostituée avant de le contraindre à la transporter dans le coffre de sa voiture de l’autre côté de la frontière jusque dans le Jura où le corps avait été déposé.Interpellé puis mis en examen et écroué fin 2017, l’auteur présumé des faits encourt la prison à perpétuité pour meurtre. 

Il sera jugé en France puisque la France n’extrade pas ses ressortissants. Il n’avait pas d’antécédent judiciaire et n’était pas connu des services de police. Un profil de Monsieur-tout-le-monde qui avait singulièrement compliqué le travail aux enquêteurs.

En partenariat avec les autorités roumaines, des enquêteurs suisses ont démantelé un réseau qui agissait en Europe. Une affaire qui avait débuté dans le Jura en décembre 2016...

En décembre 2016, le cadavre d’une jeune femme mutilée, le visage défiguré et le corps transpercé de 26 coups de couteau, avait été retrouvé dans le Jura par des bûcherons en forêt du Frasnois près de Champagnole et de la cascade du Hérisson. L’enquête avait permis d’identifier la victime, Mihaela Miloiu, une Roumaine de 18 ans, originaire des Carpates, puis d’interpeller en novembre 2017 un suspect originaire du Doubs qui avait été confondu par son ADN retrouvé sur le cadavre.

Ce dernier a toujours nié être l’auteur du meurtre reconnaissant simplement avoir transporté la victime dans sa voiture. Les faits, commis en Suisse à Sullens dans le canton de Vaud, ont donné lieu à une reconstitution il y a quelques semaines. L’auteur présumé des faits, un trentenaire, travailleur frontalier, actuellement incarcéré, doit être prochainement réentendu par le juge d’instruction de Besançon qui instruit l’affaire.  

Quinze victimes de traite d’êtres humains.
Cette enquête a connu un deuxième volet par le biais des enquêteurs de la brigade des moeurs de la police judiciaire de Lausanne (Suisse) qui ont entamé en 2016 des investigations dans le milieu de la prostitution roumaine.

Plusieurs Roumains suspectés d’être des proxénètes et qui naviguaient dans l’entourage de la victime ont été identifiés et placés sur écoute. Ils faisaient pression sur des compatriotes qui se prostituaient dans les rues. Ces jeunes femmes étaient recrutées en Roumanie puis placées dès leur majorité sur les trottoirs de Lausanne ainsi qu’en Italie, en Allemagne et en Norvège sous la surveillance étroite d’un clan rom. L’auteur principal, un Roumain de 34 ans, est soupçonné d’avoir exploité plus de cinq prostituées. 

Neuf prévenus et quinze victimes de traite d’êtres humains ont été identifiés. Les jeunes femmes étaient menacées et frappées quand elles refusaient d’obéir…L’argent était réinvesti en RoumanieLes souteneurs confisquaient les gains qui étaient transférés en Roumanie via des agences de transfert puis réinvestis dans des véhicules de luxe, des biens immobiliers et parfois même dépensés dans des casinos. La procédure a débouché sur un vaste coup de filet exercé en Roumanie dans les comtés d’Arges et de Maramures, à une centaine de kilomètres au nord de Bucarest, et en Suisse à Lausanne à l’occasion de onze perquisitions. 

Elles ont permis l’interpellation de quatre citoyens roumains, le 16 janvier dernier. Cinq autres sont en fuite et font l’objet d’un mandat d’arrêt européen. Les biens du réseau dont cinq maisons ont été saisis en vue d’une confiscation. Leur valeur serait estimée à plusieurs millions de francs suisses

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 Meurtre du Frasnois : le suspect renvoyé devant les Assises du Doubs


Désormais l’affaire est close. Le Parquet de Besançon vient de renvoyer devant les Assises du Doubs, un habitant du Haut Doubs, âgé de 32 ans. Le procès devrait avoir lieu en 2020 ou 2021.C’est un échange fortuit entre policiers suisses du canton de Vaud et les gendarmes de la section de recherches de Besançon alors qu’ils coopéraient sur une autre affaire qui a permis de dénouer cet affreux fait-divers.

Une large trace de sang et la carte d’identité d’une jeune Roumaine Mihaela Miloiu, 18 ans, retrouvées à Sullens, près de Lausanne en Suisse ont permis aux enquêteurs de renouer avec le fil de l’enquête après des appels à témoins infructueux et la diffusion d’un portrait-robot complété par une reconstitution du visage en 3D effectuée à l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN). 
Personne n’avait signalé sa disparition survenue en novembre 2016 et l’ADN transmis à une vingtaine de pays européens pour être comparé à leurs fichiers n’avait pas permis de l’identifier.Il nie toujours les faits

Ce meurtre s’est produit en Suisse dans un contexte de prostitution. Alexandre, un frontalier qui travaillait à Lausanne a été confondu car il s’était fait poser des points de suture à une main à l’hôpital de Pontarlier la nuit de la disparition présumée de la jeune femme, le 29 novembre 2016. Lors de sa garde à vue, ce père de famille avait expliqué s’être blessé après avoir percuté un chevreuil qu’il aurait achevé à coups de poing. Mais son ADN a été également retrouvé au Frasnois sur le cadavre de la jeune femme.

Cet agent de sécurité, qui vit en concubinage, a reconnu avoir eu un rapport sexuel avec la jeune prostituée roumaine mais nie toujours les faits. Il met en cause deux hommes qui auraient agressé la prostituée avant de le contraindre à la transporter dans le coffre de sa voiture de l’autre côté de la frontière jusque dans le Jura où le corps avait été déposé.Interpellé puis mis en examen et écroué fin 2017, l’auteur présumé des faits encourt la prison à perpétuité pour meurtre. 

Il sera jugé en France puisque la France n’extrade pas ses ressortissants. Il n’avait pas d’antécédent judiciaire et n’était pas connu des services de police. Un profil de Monsieur-tout-le-monde qui avait singulièrement compliqué le travail aux enquêteurs.En partenariat avec les autorités roumaines, des enquêteurs suisses ont démantelé un réseau qui agissait en Europe.

Une affaire qui avait débuté dans le Jura en décembre 2016...En décembre 2016, le cadavre d’une jeune femme mutilée, le visage défiguré et le corps transpercé de 26 coups de couteau, avait été retrouvé dans le Jura par des bûcherons en forêt du Frasnois près de Champagnole et de la cascade du Hérisson.

L’enquête avait permis d’identifier la victime, Mihaela Miloiu, une Roumaine de 18 ans, originaire des Carpates, puis d’interpeller en novembre 2017 un suspect originaire du Doubs qui avait été confondu par son ADN retrouvé sur le cadavre.

Ce dernier a toujours nié être l’auteur du meurtre reconnaissant simplement avoir transporté la victime dans sa voiture. Les faits, commis en Suisse à Sullens dans le canton de Vaud, ont donné lieu à une reconstitution il y a quelques semaines. L’auteur présumé des faits, un trentenaire, travailleur frontalier, actuellement incarcéré, doit être prochainement réentendu par le juge d’instruction de Besançon qui instruit l’affaire.  

Quinze victimes de traite d’êtres humains
Cette enquête a connu un deuxième volet par le biais des enquêteurs de la brigade des moeurs de la police judiciaire de Lausanne (Suisse) qui ont entamé en 2016 des investigations dans le milieu de la prostitution roumaine.

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Le progrès 2020 12

 Jura. Meurtre du Frasnois : le suspect renvoyé devant les Assises du Doubs

 Cet habitant du Haut-Doubs nie toujours les faits. Il sera jugé en 2020 ou 2021 et risque la prison à perpétuité.

Un visage non-identifiable, « démoli » par de nombreux coups. Longtemps, le meurtre du Frasnois a été une impasse pour les enquêteurs. Un an de travail aura été nécessaire pour mettre un nom et un visage sur ce corps dénudé, découvert caché sous des feuilles par des bûcherons le 15 décembre 2016 en contrebas de la route départementale 39, dans une forêt du Jura, près de la cascade du Hérisson. Il présentait 26 coups de couteau portés au niveau du flanc et des cervicales gauches mais aucun n’avait été mortel. Ils étaient destinés à faire souffrir. Le décès avait été causé par de multiples coups portés au visage le rendant méconnaissable.

Désormais l’affaire est close. Le Parquet de Besançon vient de renvoyer devant les Assises du Doubs, un habitant du Haut Doubs, âgé de 32 ans. Le procès devrait avoir lieu en 2020 ou 2021.

C’est un échange fortuit entre policiers suisses du canton de Vaud et les gendarmes de la section de recherches de Besançon alors qu’ils coopéraient sur une autre affaire qui a permis de dénouer cet affreux fait-divers. Une large trace de sang et la carte d’identité d’une jeune Roumaine Mihaela Miloiu, 18 ans, retrouvées à Sullens, près de Lausanne en Suisse ont permis aux enquêteurs de renouer avec le fil de l’enquête après des appels à témoins infructueux et la diffusion d’un portrait-robot complété par une reconstitution du visage en 3D effectuée à l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN). Personne n’avait signalé sa disparition survenue en novembre 2016 et l’ADN transmis à une vingtaine de pays européens pour être comparé à leurs fichiers n’avait pas permis de l’identifier.

Il nie toujours les faits

Ce meurtre s’est produit en Suisse dans un contexte de prostitution. Alexandre, un frontalier qui travaillait à Lausanne a été confondu car il s’était fait poser des points de suture à une main à l’hôpital de Pontarlier la nuit de la disparition présumée de la jeune femme, le 29 novembre 2016. Lors de sa garde à vue, ce père de famille avait expliqué s’être blessé après avoir percuté un chevreuil qu’il aurait achevé à coups de poing. Mais son ADN a été également retrouvé au Frasnois sur le cadavre de la jeune femme.

Cet agent de sécurité, qui vit en concubinage, a reconnu avoir eu un rapport sexuel avec la jeune prostituée roumaine mais nie toujours les faits. Il met en cause deux hommes qui auraient agressé la prostituée avant de le contraindre à la transporter dans le coffre de sa voiture de l’autre côté de la frontière jusque dans le Jura où le corps avait été déposé.

Interpellé puis mis en examen et écroué fin 2017, l’auteur présumé des faits encourt la prison à perpétuité pour meurtre. Il sera jugé en France puisque la France n’extrade pas ses ressortissants. Il n’avait pas d’antécédent judiciaire et n’était pas connu des services de police. Un profil de Monsieur-tout-le-monde qui avait singulièrement compliqué le travail aux enquêteurs.

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Meurtre du Frasnois : un réseau de prostitution démantelé

En partenariat avec les autorités roumaines, des enquêteurs suisses ont démantelé un réseau qui agissait en Europe. Une affaire qui avait débuté dans le Jura en décembre 2016...

En décembre 2016, le cadavre d’une jeune femme mutilée, le visage défiguré et le corps transpercé de 26 coups de couteau, avait été retrouvé dans le Jura par des bûcherons en forêt du Frasnois près de Champagnole et de la cascade du Hérisson. L’enquête avait permis d’identifier la victime, Mihaela Miloiu, une Roumaine de 18 ans, originaire des Carpates, puis d’interpeller en novembre 2017 un suspect originaire du Doubs qui avait été confondu par son ADN retrouvé sur le cadavre.

Ce dernier a toujours nié être l’auteur du meurtre reconnaissant simplement avoir transporté la victime dans sa voiture. Les faits, commis en Suisse à Sullens dans le canton de Vaud, ont donné lieu à une reconstitution il y a quelques semaines. L’auteur présumé des faits, un trentenaire, travailleur frontalier, actuellement incarcéré, doit être prochainement réentendu par le juge d’instruction de Besançon qui instruit l’affaire.  

Quinze victimes de traite d’êtres humains

Cette enquête a connu un deuxième volet par le biais des enquêteurs de la brigade des moeurs de la police judiciaire de Lausanne (Suisse) qui ont entamé en 2016 des investigations dans le milieu de la prostitution roumaine. Plusieurs Roumains suspectés d’être des proxénètes et qui naviguaient dans l’entourage de la victime ont été identifiés et placés sur écoute. Ils faisaient pression sur des compatriotes qui se prostituaient dans les rues. Ces jeunes femmes étaient recrutées en Roumanie puis placées dès leur majorité sur les trottoirs de Lausanne ainsi qu’en Italie, en Allemagne et en Norvège sous la surveillance étroite d’un clan rom. L’auteur principal, un Roumain de 34 ans, est soupçonné d’avoir exploité plus de cinq prostituées. Neuf prévenus et quinze victimes de traite d’êtres humains ont été identifiés. Les jeunes femmes étaient menacées et frappées quand elles refusaient d’obéir…

L’argent était réinvesti en Roumanie

Les souteneurs confisquaient les gains qui étaient transférés en Roumanie via des agences de transfert puis réinvestis dans des véhicules de luxe, des biens immobiliers et parfois même dépensés dans des casinos. 

La procédure a débouché sur un vaste coup de filet exercé en Roumanie dans les comtés d’Arges et de Maramures, à une centaine de kilomètres au nord de Bucarest, et en Suisse à Lausanne à l’occasion de onze perquisitions. Elles ont permis l’interpellation de quatre citoyens roumains, le 16 janvier dernier. Cinq autres sont en fuite et font l’objet d’un mandat d’arrêt européen. Les biens du réseau dont cinq maisons ont été saisis en vue d’une confiscation. Leur valeur serait estimée à plusieurs millions de francs suisses.  

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Source Le progrès 2020 12

  Les faits tels qu’ils se sont enchaînés

15 décembre 2016

Découverte du corps de Mihaela Miloiu par deux bûcherons dans la forêt du Frasnois.

 Mi-décembre 2016

Découverte d’une tache de sang à Sullens (Suisse) et de la carte d’identité de Mihaela Miloiu. C’est là que les faits pourraient s’être produits, dans la nuit du 29 au 30 novembre2016.

 Fin 2017

Les enquêteurs français partent en Roumanie, à la recherche de la mère de la jeune fille, afin de comparer son ADN. Les résultats sont concluants. La jeune fille de la carte d’identité est bien la victime retrouvée dans les bois, Mihaela  Miloiu, une Roumaine âgée de 18 ans qui se prostituait en Suisse.

 9 novembre 2017

Placement en détention provisoire d’un suspect, Alexandre Verdure. Il est toujours détenu àla prison de Besançon.

 Début 2018

Le suspect essaie de mettre fin à ses jours en détention. Ancien gendarme réserviste, il était agent de sécurité dans la région de Lausanne (Suisse), là même où Mihaela Miloiu se prostituait. Mis en examen pour meurtre, il nie toujours les faits, même s’il avoue avoir transporté le corps.

 9, 10 et 11 décembre 2020

 Procès d’Alexandre Verdure devant la cour d’assises du Doubs à Besançon.


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Par Pierre LAURENT  de l’EST RÉPUBLICAIN

 

Procès du crime du Frasnois : trente ans de prison requis par l’avocat général, la défense plaide l’acquittement

La peine maximale encourue pour meurtre a été demandée par l’avocat général, ce vendredi, lors du procès du Frasnois aux assises du Doubs. Les deux avocats de la défense, Mes Huot et Cormier, ont eux rappelé les zones d’ombre et de flou subsistant dans l’affaire. Verdict attendu dans la soirée

 

Tout accuse Alexandre Verdure d’avoir tué Mihaela Miloiu », lance l’avocat général, qui va requérir 30 ans, soit la peine maximale encourue pour meurtre. Et d’énumérer les éléments à charge : la téléphonie, l’ADN, le fait qu’il ait tout jeté, le portable et les vêtements de la victime, et jusqu’au couteau qui a servi au meurtre… Il a tout mis en œuvre pour éviter qu’on remonte jusqu’à lui. » L’accusation y ajoute « les incohérences de sa version invraisemblable » et les expertises psychiatriques accablantes pointant l’« extrême dangerosité » de l’accusé.

« Les proxénètes n’auraient pas tué la poule aux œufs d’or ! »

La thèse d’un assassinat « pour l’exemple » commis par les proxénètes ? Le ministère public l’a battue en brèche : « Lorsque son souteneur l’emmène en Suisse, c’est pour gagner plus – l’équivalent de 20 € la passe en Roumaine, 100 francs suisses à Lausanne – mais aussi pour ne plus être sous surveillance. S’ils s’étaient sus sur écoute, ils n’auraient jamais décrit certaines violences à l’encontre des filles qui les faisaient tomber sous le coup de la loi en Suisse. Ce sont des brutes oui, mais pas des tueurs comme en témoigne le cas d’une prostituée qui a fugué pour rentrer ouvrir un petit commerce en Roumanie, sans être inquiétée. Qui plus est, le salaire moyen en Roumanie est de 300 €. En Suisse, en réalisant 5 à 6 passes en moyenne en semaine, et jusqu’à 15 le week-end, une ‘’fille’’ rapporte plus du double par jour. Les proxénètes n’auraient pas tué la poule aux œufs d’or 

Les portables des proxénètes ne bornent pas à Sullens

Et si le chef du réseau avait appris qu’elle comptait partir ? « Le soir même, peu avant le meurtre, il l’appelle pour lui demander si elle souhaite qu’ils l’attendent pour dîner. Elle refuse en disant qu’elle veut continuer à travailler. Sans compter que tous les portables des proxénètes bornent à Lausanne, pas à Sullens, où la victime a été tuée, et qu’ils s’inquiètent de sa disparition les heures suivantes. »

 J’ai dérapé, mais ce n’était pas ma volonté »

L’avocat général Manteaux l’interpelle sur sa « non-intégration de la loi », pointée par l’expert psychologue. « Pour quelqu’un qui a été sapeur-pompier volontaire, auxiliaire ambulancier et gendarme réserviste, je ne comprends pas ses conclusions », répond l’accusé.

"Rappelant alors que la dissimulation de cadavre victime d’un homicide est punissable de 2 ans d’emprisonnement et l’obstacle à la manifestation de la vérité en détruisant des preuves en fait encourir trois, l’accusation lui lance : « Vous ne pensez pas que vous avez dérapé ce 30 novembre 2016 ? ». Alexandre Verdure reprend sa respiration. Puis répond : « Si, mais ce n’était pas ma volonté ».

 Elle a payé pour toutes ses frustrations et ses échecs »

Auparavant, pour la partie civile, Me Jacquenet-Poillot avait évoqué le parcours de la victime, « qui n’aura connu des hommes que le mensonge, le vice et les violences » et sera passée « d’un manipulateur (N.D.L.R son ‘’lover-boy’’ devenu son souteneur’’) à la rencontre d’un psychopathe. » Psychopathe sur l’identité duquel il a dit n’avoir « aucun doute » : « C’est bien sur le regard fou de M. Verdure que Mihaela a fermé les yeux pour toujours. » Car l’avocat en a la conviction : « Lorsqu’elle lui reproche d’avoir enlevé son préservatif, cela lui est insupportable. Il perd pied. C’est la fureur : elle va payer pour toutes ses frustrations et ses échecs. Et elle va payer cher. »

Les avocats de la défense vont maintenant plaider l’acquittement.

La défense plaide l’acquittement

« Trente ans d’emprisonnement, quand on a 33 ans, c’est une élimination de la société, une mort sociale », estime le bâtonnier Huot, avocat de la défense, en référence à la peine que vient de requérir l’avocat général. « Mais quand on réclame trente ans, on ne se base pas sur des hypothèses ! ». Et d’évoquer les zones d’ombre et les flous persistant dans ce dossier. En rappelant les différentes fois où les experts ont estimé « possibles » des hypothèses avancées par la défense. « Et le mobile ? Quel mobile aurait-il eu de tuer la victime ? », interroge l’avocat.

 Deuxième défenseur, Me Cormier fait chorus en pourfendant les expertises psy : « Que penser de ces experts qui partent du résultat, le crime, pour refaire l’équation ? Cela ne vaut rien. Ce serait pertinent s’ils ne savaient rien de l’affaire et pointaient chez l’accusé des éléments qui pourraient correspondre avec les faits qui lui valent sa mise en cause. Or là c’est l’inverse. » Le couteau ? « L’expert l’a confirmé, il s’agissait plutôt d’un couteau à double tranchant, un couteau de voyou, pas un couteau suisse comme ceux d’Alexandre Verdure. » La thèse de la frustration sexuelle comme détonateur ? « Mais le rapport est allé à son terme, comme en attestent les éléments ADN ! »

Selon lui, le fait que le chef des proxénètes l’ait appelée pour lui demander si elle voulait revenir dîner, n’était pas pour se soucier d’elle comme le pense l’avocat général, mais peut-être pour lui tendre un traquenard car elle avait dit deux jours plus tôt à sa mère qu’elle voulait fuguer. C’est une possibilité mais on ne l’a pas explorée.

Au terme de sa plaidoirie, Me Huot a lancé : « Vous allez délibérer et revenir quand vous aurez jugé. Mais demandez-vous si vous aurez rendu la justice. » Le jury s'est retiré. Verdict attendu dans les heures à venir.

20 ans de réclusion pour le crime du Frasnois

Alexandre Verdure a été reconnu coupable du meurtre en Suisse de la prostituée de 18 ans dont il avait reconnu avoir transporté et caché le corps en forêt, près des cascades du Hérisson, en novembre 2016. L’accusation avait requis 30 ans et la défense plaidé l’acquittement.

P.L.