PERSONNALITES


PAUL FELIX ( 1904 – 1949)    Un pionnier de l’Aéropostale



Paul FELIX, né dans le Jura à Pratz le 27 mai 1904, était le fils d’Ernest FELIX qui avait 3 frères et sœurs : Adèle, Irma et Lucien.

Au cimetière du Frasnois, sur la tombe mémoriale de Paul et de sa deuxième épouse Marcelle BAUDRAND (1901 – 1991) une plaque précise :

« Légion d’honneur – Pionnier d’Air France »


Paul a, en effet, été un authentique pionnier de l’Aéropostale avec la société Latécoère.

Il transportait le courrier de France pour l’Amérique du Sud en longeant les côtes d’Espagne jusqu’au Maroc. La traversée de l’Océan Atlantique revenait aux pionniers les plus expérimentés comme Antoine de Saint Exupéry, Guillaumat…

La première liaison de l’Aéropostale fut réalisée entre Toulouse, Buenos Aires et Santiago du Chili par Jean Mermoz sur un Latécoère 28. Air France fut créée en 1933 par regroupement des petites compagnies privées françaises.


Les noms des pionniers accompagnent celui de Paul FELIX sur le mémorial de l’Aéropostale au Futuroscope à Poitiers.


Paul n’a pas pu voler très longtemps car il s’est crashé près d’Alicante en Espagne, heurtant un palmier dans le brouillard. Blessé au visage, il s’est en plus gravement brûlé en sauvant son courrier de son appareil en flammes. C’était vraiment ce qu’on a appelé une « gueule cassée ».


Très aventureux, il s’engagea dans la guerre d’Espagne du côté des Républicains contre Franco. Intégré à Air France, il travailla dès la seconde guerre au Maroc. Il fut chef d’escale à Agadir et à Mecknès. Retraité en 1946 il est venu s’installer au Frasnois dans la maison de sa tante, l’actuelle maison de Françoise Félix au coin d’en haut. Tous les anciens se souviennent encore de sa belle voiture américaine, une studbaker avec laquelle il venait voir sa tante avant guerre.

Mort en 1949, Paul est enterré au cimetière du Frasnois.                                                                           Jean et René, fils de sa femme Marcelle, viennent encore régulièrement se recueillir sur la tombe, en particulier à la Toussaint.

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 André Delebecque    carte bathymétrique des lacs


Issu une dynastie de la haute bourgeoisie héritière des maîtres de forges de Lievin Delebecque naquit Paris en 1861 Bachelier es sciences et es lettres du lycée Condorcet dès 17 ans puis major de sa promotion cole Polytechnique en 1881 il poursuivit ses brillantes études cole des Ponts- et-Chaussées dont il sortit ingénieur deux ans plus tard Soutenu par une famille très aisée il hésita pas voyager ensuite plusieurs années en Russie et Scandinavie si bien il entra dans la vie active en 1887 nommé Ingénieur des Ponts-et-Chaussées sur les bords du Léman la pisciculture de Thonon-les-Bains Le plus grand plan eau Europe occidentale où la science des lacs faisait ses premiers pas mondiaux allait éveiller la vocation limnolo gique André Delebecque Marié Jeanne en 1888 et fixé Thonon pour son travail Delebecque reprit des études universitaires Genève en physique chimie et géologie sous impulsion de Louis Duparc lui permettant de maîtriser diverses sciences utiles étude des lacs Passionné de glaciologie il aimait travailler en compagnie de Joseph Valiot

Ce fut ce titre il fut chargé par le ministère des travaux publics étudier la catastrophe de Saint-Gervais quand en juillet 1892 la rupture une poche eau intraglaciaire provoqua une coulée boueuse qui fit périr 175 personnes de cette commune savoyarde Delebecque et Duparc 1894

Concluant que la station thermale était sous une menace permanente et pré disant un tel désastre pouvait se reproduire Delebecque fut violemment attaqué il ne en remit jamais vraiment Les petits journaux locaux publiè rent des articles violents contre moi je re us des lettres anonymes pour la plupart où on accusait être pour les habitants et surtout pour les hôte liers de Saint-Gervais un fléau beaucoup plus redoutable encore que le glacier de Tête-Rousse Delebecque cité par Buffle 1948 180) Se réfugiant dans la spéléologie il participa aux explorations de son ami Edouard Martel dans plusieurs régions karstiques tout en travaillant sur tous les lacs du territoire Delebecque eut alors faire face plusieurs pro blèmes successifs La scission des Ponts-et-Chaussées et des Eaux-et-Forêts en 1897 transforma le statut administratif de la pisciculture de Thonon et com pliqua la tâche du premier limnologue fran ais Puis au moment de Affaire Dreyfus Delebecque clama un avis très tranché les questions religieuses méritant selon ce calviniste fervent des prises de position nettes et définitives

Une démarche géographique

En premier lieu Delebecque cherchait décrire avant expliquer tra vailler concrètement sur le terrain avant échafauder des hypothèses puis revenir sur place les vérifier où importance de son uvre bathymétrique et de ses inventions pratiques Avant toute chose ai voulu déterminer une fa on très exacte le relief immergé de nos principaux lacs persuadé que ce tra vail souvent ingrat et pénible était la base de toutes mes études et en effet combien de théories géologiques brillantes ont été faites sur des lacs dont on avait jamais déterminé les profondeurs théories qui par la suite se sont effondrées ai donc sondé patiemment et méthodiquement Delebecque 1898 VIII-IX) Ingénieux Delebecque accompagna le progrès technique de époque par exemple quand il mit au point un préleveur échantillon eau sous- lacustre permettant de ne pas perdre les gaz dissous Delebecque et Le Royer 1895

 Il participait lui-même aux campagnes de mesures de profondeurs et de températures ainsi aux échantillonnages chimiques Mais la principale qualité géographique Delebecque était sans doute sa facilité effectuer des allers et retours permanents entre la spécialisation et la généralisation le but ultime étant de parvenir une étude globale des lacs est-à-dire géographique Touchant la bathymétrie Delebecque 1890a 1891a 1892-96 1897 1898 Hörnlimann et Delebecque 1886-89) la géo morphologie des fonds et des littoraux Delebecque 1894d 1895b 1896a) la chimie de eau Delebecque 1893 1894a 1895a 1896b) aux profils ther miques Delebecque 189 lb) il étudia aussi les lacs sous de multiples autres aspects étant le premier formuler certaines hypothèses concernant les sources sous-lacustres et déterminant les premières lois relatives aux émissaires et écoulement des lacs

Il ne délaissa en fait que la biologie lacustre Il se plai sait inverse la résolution de problèmes purement théoriques comme les phénomènes optique sur les lacs Delebecque 1896e) Bref Delebecque embrassait pratiquement tous les domaines scienti fiques afin étudier le lac comme une unité géographique La limnologie qui exige de la part de celui qui consacre des connaissances proprement encyclopédiques répondait bien aux goûts et au caractère de Delebecque Buffle 1948 181 Mais comme il était malgré tout pas omniscient il demandait des informations quantités autres chercheurs et ingénieurs certains universitaires tout le personnel des Ponts-et-Chaussées sur en semble du territoire fran ais Il traita ainsi des milliers de données qui lui furent fournies par autres cependant que lui même allait directement sur le terrain en chercher maintes autres Et son travail le plus éminemment géo graphique fut de réaliser la synthèse entre ses propres mesures et les rensei gnements extérieurs

l'ouvrage de référence André Delebecque est en fait une remarquable géographie des lacs fran ais fondée sur les typologies et la cartographie Au-delà de la synthèse le limnologue fran ais aboutissait des typologies peut-être inspiré par son collègue F.-A Forel qui ne manquait pas de vanter les mérites de ces regroupements géographiques

 Les classements par Delebecque des lacs en fonction de leur origine de leur morphométrie fondée sur la mise au point de indice de creux et de leur mode écoulement ont fait date Mais ce fut la carte bathymétrique qui fut le flambeau de uvre Delebecque la raison être de son Atlas des lacs fran ais 1892-1896) le ur de son livre Les lacs fran ais de 1898 Ses cartes étaient une précision dia bolique et égayées un sens esthétique certain fig Un siècle plus tard les cartes bathymétriques de ensemble du Léman ne sont rien autre une reproduction du travail de Hörnlimann et Delebecque 1886-89 on se rap pelle que près de 12 000 coups de sonde permirent de tracer les isobathes du Léman tous les 10 et certains endroits tous les Dans de nombreux autres plans eau fran ais aucune nouvelle campagne bathymétrique com plète été faite depuis Le désespoir Delebecque était son comble quand il voyait que les levers des topographes arrêtaient rigoureusement la ligne de rivage des lacs et ceux-ci étaient représentés sur nos cartes les plus détaillées que par des taches grises ou bleues Delebecque 1898 VIII Pour éviter cela il consacra vingt ans de sa vie sonder tous les lacs fran ais même les plus inaccessibles dont la bathymétrie fut alors cartographiée


 Pourtant excepté pour les plus grands entre eux un siècle plus tard tout plan eau est encore représenté par une tache bleue sans aucune indication de profondeur sur les cartes topographiques fran aises Que penserait-il donc des géographes qui ont pas su utiliser son travail Plus largement il déplorait on sût si peu de choses propos des lacs fran ais et selon lui la cause en était que étude des lacs était point la mode Delebecque 1898 VIII) car dans les questions scientifiques la mode intervient comme

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Eugène Fournier (1871- 1941) Hydrogéologue



En Franche-Comté, la palme des explorateurs revient à Eugène Fournier (1871- 1941).

Professeur à l’université de Besançon dès 1896, il enseigna la géologie. Il fut doyen de cette faculté des sciences de 1918 à 1921. Edouard Alfred Martel (1859-1938) 10 Il y enseigna jusqu’en 1935. Homme de terrain, il a réalisé un travail colossal d’études, de recherches, d’explorations.

Ce fut un des pionniers de l’hydrologie karstique. Il est l’auteur d’un certain nombre de théories sur la formation, le fonctionnement du milieu karstique qu’il a étudiés dans de nombreuses régions (Provence, Quercy, Jura, Grands Causses, Pyrénées orientales).

Il a collaboré à plusieurs projets de tunnels, barrages, à l’étude de multiples implantations de cimetières et d’établissements insalubres, et à 2032 projets de captages d’eau potable. Il a réalisé plusieurs centaines de colorations, dont la plus célèbre est celle des pertes du Doubs, réalisée en 1910 avec 100kg de fluorescéine.

 Il devint l’un des spécialistes mondiaux de cette technique. Les théories qu’il a élaborées sont : importance prépondérante de la corrosion, abandon de la notion de nappe, classification des sources (résurgences, exsurgences), captures souterraines, délimitation des bassins d’alimentation, absence de filtration des eaux karstiques…

Il est le véritable inspirateur de la loi Martel. Extrait de son ouvrage : « Explorations en Franche-Comté, Les Gouffres », 1923 : « Au congrès des sociétés savantes de 1900, j’ai fait à ce sujet une communication qui fut présentée par mon excellent ami Martel, et qui attira l’attention des pouvoirs publics sur cette question et eut pour conséquence la bienfaisante circulaire ministérielle du 10 décembre 1900, dont les dispositions principales furent insérées dans la Loi sur l’hygiène du 15 février 1902. ».

 Ce texte interdit tous rejets polluants dans le sous-sol calcaire. Il écrit dans le même livre : « Les charniers au fond des gouffres sont un grave danger pour la santé publique. Le cultivateur qui jette une bête morte au fond d’un gouffre est un malfaiteur : les pénalités prévues par la loi pour réprimer de telles pratiques, indignes d’un pays civilisé, sont insuffisantes ». A partir de 1898, il explora près de 1200 cavités, surtout dans le massif du Jura.

Il réalisa un inventaire contenu dans cinq ouvrages, totalisant 1300 pages ; œuvre colossale qui sert encore aujourd’hui de référence aux travaux spéléologiques modernes. Un milieu renfermant des richesses naturelles : L'homme a trouvé des richesses naturelles dans les grottes et il les a exploitées.

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JULES PELLETIER,      L’ARCHITECTE DE LA COMMUNE


Biographie

Jules Pelletier (1861 – 1942)

Architecte lédonien, Président d’honneur de L’Association Provinciale des Architectes Français.

Ses réalisations dans le Jura

Histoire : Projet mis au concours en 1900, construction de 1900 à 1903 par Jules Pelletier, architecte lédonien, l'édifice est daté 1901 et le décor porté par la façade principale

Adresse : 8 avenue Aristide Briand

Ses réalisations dans la commune
Le Monument aux Morts                                                                         
 Le Château d’eau
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Pierre Pétrequin  Spécialiste du Néolithique


Pierre Pétrequin est directeur du laboratoire de chrono-écologie, CRAVA (CNRS), université de Franche Comté.

« Pierre et Anne-Marie Pétrequin, du Laboratoire de chrono-écologie de Besançon 1, tous deux spécialistes du Néolithique des Alpes et de la France de l'Est, une période qui s'étend de 5 700 à 2 100 ans avant notre ère. Et ils s'intéressent plus précisément aux premières communautés agricoles, en particulier celles des lacs Chalain et Clairvaux 2, deux sites qu'ils fouillent depuis 1970. Le principe de leur recherche ? "Mettre des hypothèses ethnologiques, fondées sur l'observation de cultures contemporaines, à l'épreuve de cette archéologie de terrain", sans toutefois faire l'économie d'une archéologie expérimentale, quand ils testent par exemple les techniques de polissage des haches. Ainsi, chaque année, ils retournent "réapprendre les gestes oubliés du temps de nos ancêtres" auprès des habitants de cette grande île, qui comprend à l'ouest la province indonésienne de Papua et à l'est la Papouasie-Nouvelle-Guinée indépendante. Et ce, même si les Papous ne sont pas restés totalement isolés du reste du monde depuis l'âge de pierre ! » (extrait d'un article de Magali Sarazin, Journal du CNRS, novembre 2006)

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Arsène Cretin-l'Ange    horloger de l'eglise du FRASNOIS


Successeur des maisons Germain Cretin-l'Ange et Les fils de Germain Cretin-l'Ange, Arsène Cretin-l'Ange est à la tête d'une affaire fondée en 1830. En 1877, il crée sa propre usine d'horlogerie, peut-être édifiée en deux campagnes. Mentionnée à la fin du siècle comme " usine à vapeur éclairée à l'électricité ", cette manufacture d'horloges monumentales est acquise en 1906 par Léon Labrosse. Poursuivant la fabrication des horloges de clocher (église Saint-Désiré de Lons-le-Saunier par exemple) , ce dernier en exporte une grande partie vers l'Espagne.

En 1934, les Ets Charles Peccaud deviennent propriétaires du bâtiment, qu'ils convertissent en usine de petites moteurs électriques et d'avertisseurs pneumatiques pour automobile.

Cette société est l'une des premières à produire des klaxons à compresseur électrique (jusque dans les années 1950). La production s'oriente vers les compresseurs à palettes et les moteurs électriques de précision (pour machines à coudre, etc.). Vers 1977, la S.A.R.L. des Anciens Ets Charles Peccaud ouvre une deuxième unité à Issy-l'Evêque (Saône-et-Loire) , où s'effectuent usinage, montage et bobinage des moteurs à courant continu. Le bureau d'études est maintenu à Morbier, avec l'usinage des paliers et les réparations mécaniques.

Machine à vapeur dans le dernier quart du 19e siècle. Matériel en 1991 : presse à balancier, fraiseuse type G n° 12 de la Société des Moteurs Salmson (Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine) , décolleteuse Brown & Sharpe de 1905 (Providence, Rhode Island, USA) , perceuse-taraudeuse américaine, tour automatique suisse. Une vingtaine de personnes dans l'usine Labrosse, plus d'une trentaine à l'usine Peccaud dans les années 1950, 4 à Morbier et une quinzaine en Saône-et-Loire en 1991.

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Jean VUILLEMEY    Vitraux de l 'église

Originaire de Doucier, au coeur du Pays des Lacs jurassiens, Jean Vuillemey a montré dès sa prime adolescence des dons éloquents pour la peinture, comme son frère jumeau Marcel, s'attachant à restituer avec talent et humilité l'âme d'une région.

Sollicité au début des années soixante pour réaliser les vitraux de chapelles et églises, pour l'essentiel situées dans cette même région, il innove dans la technique du sertissage de la dalle de verre éclatée en utilisant le ciment blanc armé et doublant ainsi la surface éclairante du vitrail.Jean Vuillemey mérite bien son qualificatif de «passeur de lumière», celui qui nous ouvre des fenêtres sur l'au-delà.

Dans ce volume d'hommage, qui recense les œuvres de l'artiste verrier, on découvrira ses réalisations de style abstrait mais à haute teneur symbolique qui éclatent des morceaux de soleil pour les assembler dans un ordre nouveau
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GENEALOGIE DES EPOUX BLONDEAU

La généalogie de Marie Honorine BLONDEAU TOINY est bien établie car elle remonte à l’ancêtre des BLONDEAU de Franche-Comté :
Jean BLONDAL né en 1270, mort à Châtelblanc
Gouverneur de la seigneurie de Châtelblanc en 1303

La branche BLONDEAU TOINY descend d’ Antoine BLONDEAU dit THOINY 1495-1568 ou TOINY

La généalogie de Lucien FERREOL BLONDEAU, né en 1863 à Les Chalesmes et décédé à Le Frasnois en 1923 est moins bien établie.
Elle remonte à Jean-Baptiste BLONDEAU 1770-1827, meunier né à Châtelblanc, patrie des BLONDEAU.

Vu le développement dendritique de la famille, il est fort probable que ses origines remontent à Jean BLONDAL, comme celles de son épouse, lesquelles remontent à Jean BLONDAL par voie maternelle et paternelle.
Jean BLONDAL, verrier originaire de Lille, s’est installé en Franche-Comté dès le début du 14eme siècle comme gouverneur de Châtelblanc, fief des  Comtes de Chalon-Arlay. Son frère se serait installé à la même époque auprès des ducs de Bourgogne, d'où les Blondeau bourguignons.

Les BLONDAL devenus nombreux, ils s’appelèrent BLONDEAU dès la cinquième génération.

La descendance très diversifiée comporte des familles de petite noblesse, des militaires dont le Général BLONDEAU DE SIVORY allié à la famille du Marquis de Gènes, des prélats dont un général de l’ordre des Barnabites, des magistrats dont BLONDEAU DE SIVRY, Président de la Chambre des Comptes de Dijon, mais aussi de petits paysans comme mes grands-parents. Le Chevalier Jean-Baptiste BLONDEAU D'ATHOSE met fin aux méfaits transfrontaliers de la bande à Mandrin. Il est ensuite chargé de délimiter la frontière franco-suisse jurasienne par un bornage  définitif en accord avec les autorités du Canton de Vaud. Ce bornage gravé sur les deux faces et toujours en place actuellement